Atlas de la Biodiversité intercommunale

 

La communauté de communes Val de Gray a été lauréate en 2022 d’un appel à projet de lOffice français de la biodiversité permettant de mettre en œuvre un atlas de la biodiversité sur l’ensemble de son territoire.

Un Atlas de la Biodiversité Intercommunale (ABI) est un inventaire des milieux et des espèces présents sur un territoire délimité afin de connaître, préserver et de valoriser son patrimoine naturel. Plus qu’un simple inventaire naturaliste, un ABI est donc un outil d’information et d’aide à la décision pour les collectivités, qui facilite l’intégration des enjeux de biodiversité dans leurs démarches d’aménagement et de gestion.

Le projet continue d’évoluer, entre étude et cartographie des espèces de la faune et de la flore, de nombreuses animations ludiques et riches en émotions vous sont proposées tout au long de l’année.

Les grandes étapes du projet

Pourquoi un atlas de la biodiversité ?

C’est une démarche globale qui a permis de réaliser de nombreuses actions en faveur de la biodiversité afin de valoriser et faire découvrir les richesses du territoire : sorties natures, projection de films, apéro biodiv’…

Ce projet reposait sur la participation citoyenne et les volontés locales de s’investir collectivement pour préserver la biodiversité du Val de Gray.

De nombreux partenaires ont été sollicités, les données naturalistes ont été partagées, analysées et compilées afin de dégager de grands enjeux sur le territoire

Les sorties à venir

L'animal du mois

Compte rendu de l'Atlas

Atlas de la Biodiversité Intercommunal

Une richesse à préserver !

Le Val de Gray, situé au sud-ouest de la Haute-Saône entre 183 et 279 m d’altitude est traversé par la Saône, structurant des paysages verdoyants.

Au nord, les grandes cultures et les forêts de chênes, hêtres ou charmes contrastent avec la plaine de Saône au sud, dominée par l’élevage et la polyculture.


Avec les vallées de la Vingeanne et de l’Ognon, les milieux aquatiques et les forêts alluviales, ceterritoire offre de précieux réservoirs de biodiversité d’une grande richesse mais toutefois fragiles, qu’il nous faut continuer de préserver.

Découvrez les espèces et milieux naturels qui font la singularité du Val de Gray !

Le Val de Gray est une grande plaine alluviale, riche en limons et sables argileux, favorables aux terres arables, c’est-à-dire aux cultures et aux jachères.
Ces espaces ont été gagnés sur d’anciennes prairies ou forêts, afin de cultiver les céréales, le tournesol, le colza. Aux abords des cultures ou parfois dans les parcelles (ce qui était fréquent jadis), on y observe une flore particulière : les plantes messicoles ou plantes des moissons. Certaines sont arrivées avec les céréales provenant du Triangle d’Or de Mésopotamie, et se sont installées dans nos campagnes, comme le bleuet ou le miroir de Vénus.


Au côté des cultures, de grandes étendues de prairies suivent le cours de la Saône et de l’Ognon. Ces prairies inondables sont de superbes habitats naturels riches d’une biodiversité insoupçonnée.Une flore adaptée aux crues des grandes rivières se développe dans ces espaces entretenus par la fauche et l’élevage.

La fonction de ces prairies est primordiale, ralentissant l’arrivée des crues
en zone urbanisée en captant de grands volumes d’eau lors des pluies abondantes. De nombreux oiseaux y trouvent refuge et garde-manger, comme
le courlis ou la cigogne.

Avec plus de 160 mares répertoriées et près de 6 600 ha de milieux humides, le territoire du Val de Gray possède une belle richesse en milieux aquatiques et humides, aujourd’hui reconnue au niveau européen avec le classement en site Natura 2000 de la vallée de la Saône !

A l’interface entre les milieux terrestres et aquatiques, les zones humides rendent à la société de nombreux services : stockage de l’eau lors des fortes pluies et restitution progressive aux cours d’eau en période de sécheresse, filtration, stockage de carbone... et constituent un creuset de biodiversité irremplaçable.

Fortement malmenées par le passé, elles sont encore aujourd’hui menacées par le drainage, l’extension de l’urbanisation et l’intensification des pratiques agricoles.
Les décennies à venir seront cruciales pour la pérennité de ces milieux qui contribuent fortement à l’identité paysagère des vallées de la Saône et de l’Ognon.

La biodiversité s’épanouit dans les villages du Val de Gray, l’habitat peu dense favorise une cohabitation aisée avec une faune et une flore variées. Les jardins, vergers et espaces verts offrent des refuges précieux pour de nombreuses espèces, adaptées à la proximité de l’Homme. Le bâti historique devient alors parfois leur habitat principal.


Pour préserver cette biodiversité, des actions sont engagées. Remplacer les lampes à sodium des lampadaires par des LED’s, éteindre l’éclairage public la nuit, sensibiliser à l’intérêt de la flore spontanée, promouvoir les jardins partagés et réduire l’usage des pesticides sont autant d’initiatives.

La fauche tardive et la préservation d’îlots de hautes herbes sont également encouragées.
Le Val de Gray planifie l’aménagement des zones bâties pour préserver les espaces naturels et éviter l’étalement urbain, en densifiant certains secteurs, ou en réhabilitant des sites vacants.

Soutenons, chacun à notre niveau ces initiatives pour enrichir notre biodiversité locale pour un cadre de vie sain et agréable !

De beaux massifs forestiers interrompent la monotonie des grands espaces cultivés de la plaine et servent de réservoirs à la biodiversité.

Ce sont des forêts dans lesquelles les chênes, le hêtre et le charme dominent. Selon la nature et l’humidité du sol, on observe des tapis d’anémone sylvie et aspérule odorante, de primevère élevée ou de molinie bleue. Ce sont les habitats de nombreux mammifères et oiseaux forestiers, ainsi que de divers insectes et invertébrés. On y observe de belles populations de champignons liés aux arbres.

Dans le lit majeur des vallées de la Saône et de l’Ognon, une formation remarquable se développe sur des sols fertiles et limoneux, régulièrement inondés par les crues des rivières. C’est la chênaie frênaie ormaie inondable dans laquelle croissent des peuplements d’orme lisse et de frêne oxyphylle.
Ce dernier trouve dans cette portion de la vallée de la Saône ses derniers refuges septentrionauxdans l’est de la France.


Quelques boisements d’aulne et de saules longent les rives des grands cours d’eau, formant une
ripisylve. De nombreuses cultures de peupliers ponctuent ces espaces.